Comment s’émanciper des GAFAM ?

Leurs mil­liards de pro­fits financent un lob­bying contre toute régle­men­ta­tion. S’en libé­rer, c’est reprendre le contrôle sur nos outils et nos don­nées.

Les mul­ti­na­tio­nales comme Google, Ama­zon, Meta, Apple et Micro­soft dominent par leur pou­voir éco­no­mique, poli­tique et tech­no­lo­gique. Leurs mil­liards de pro­fits financent un lob­bying mas­sif contre toute régula t ion. Tout cet argent, c’est indé­cent. Les droits humains et la pla­nète comptent bien moins que leurs inté­rêts. Elles imposent leurs stan­dards, nous enferment dans des ser­vices pré­ten­du­ment « gra­tuits », sur­veillent nos don­nées, pro­gramment l’obso­les­cence, mono­po­lisent le mar­ché et menacent nos liber­tés. Comme dans 1984, d’orwell, je me sens épiée, mani­pu­lée, para­noïaque. Notre société res­semble de plus en plus à celle d’océa­nia et, je ne sais pas vous, mais moi, il m’est impos­sible de vivre dans une société orches­trée par les Gafam. Depuis plus de trente ans, une com­mu­nauté d’irré­duc­tibles libristes se bat pour pro­po­ser des alter­na­tives basées sur les logi­ciels libres, res­pec­tant les quatre liber­tés : uti­li­ser le logi­ciel sans res­tric­tion, l’étu­dier et l’adap­ter, le redis­tri­buer et l’amé­lio­rer pour que tous · tes en pro­fitent. Ces valeurs – trans­pa­rence, acces­si­bi­lité, coopé­ra­tion – forment un socle éthique qui s’oppose radi­ca­le­ment aux éco­sys­tèmes « pri­va­teurs » des Gafam. J’uti­lise chaque jour des alter­na­tives libres comme Fire­fox, Signal, Next­cloud, Libreof­fice, Inks­cape. Vous les connais­sez peut- être.

  Il existe des cen­taines de logi­ciels libres pour rem­pla­cer les pri­va­teurs.

Ces logi­ciels sont por­tés par des béné­voles et quelques entre­prises enga­gées, avec des moyens déri­soires face aux mil­liards des géants. Et ce qui est accom­pli est fabu­leux. Un boy­cott incon­for­table est indis­pen­sable. Se libé­rer des Gafam, c’est reprendre le contrôle sur nos outils et nos don­nées, chan­ger nos habi­tudes. Il existe des cen­taines de logi­ciels libres pour rem­pla­cer les pri­va­teurs et, pour cha­cun, une com­mu­nauté qui main­tient, amé­liore et pro­meut. Il nous faut aussi chan­ger nos réflexes sur Inter­net. Les ser­vices « gra­tuits » nous espionnent et nous mani­pulent. Heu­reu­se­ment, des ini­tia­tives per­mettent de quit­ter ces pièges. Peer­tube, Opens­treet­map, Wiki­pé­dia et le Fedi­verse sont autant d’outils pour se réap­pro­prier le numé­rique.

Col­lec­ti­ve­ment, on a plus de pou­voir. Alors quand les poli­tiques ne défendent pas l’inté­rêt géné­ral, il nous faut agir : en adhé­rant à des asso­cia­tions, en rejoi­gnant des orga­ni­sa­tions locales, en orga­ni­sant ou en visi­tant le Vil­lage du livre à la Fête de l’huma­nité, en s’infor­mant grâce à des émis­sions dédiées, en aler­tant les col­lec­tifs, syn­di­cats et par­tis, en mobi­li­sant l’opi­nion publique, et en fai­sant pres­sion sur les élues et élus pour qu’ils signent le « pacte du logi­ciel libre ».

Chaque action compte et peut avec cer­ti­tude faire la dif­fé­rence. Il faut constam­ment se battre, argu­men­ter et sen­si­bi­li­ser. Il est temps de nous ras­sem­bler pour chan­ger le sys­tème, de sor­tir de nos pri­sons trop confor­tables et de nous éman­ci­per numé­ri­que­ment.

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