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**Linux - Logiciel Libre**
Vidéo et transcription de l’audition de l’April par la commission d’enquête sur les dépendances et vulnérabilités dans le secteur numérique.
Depuis février 2026, la commission d’enquête « sur les dépendances structurelles et les vulnérabilités systémiques dans le secteur du numérique et les risques pour l’indépendance de la France » est conduite, à l’Assemblée nationale par Cyrielle Chatelain (rapporteure) et Philippe Latombe (président). De nombreuses auditions ont été tenues, le logiciel libre y étant souvent évoqué comme alternative aux situations de dépendance. L’April a été auditionnée mercredi 6 mai dans le cadre d’une table ronde sur le logiciel libre.
Étienne Gonnu, chargé de mission affaires publiques pour l’April, et Loïc Dayot, administrateur de l’association, sont intervenus aux côtés de Renaud Chaput, directeur technique de Mastodon, de Pierre-Yves Gosset, coordinateur des services numériques de Framasoft, et de Nicolas Vivant, fondateur de France Numérique Libre, directeur de la stratégie et de la culture numériques de la commune d’Échirolles.
La vidéo est disponible, ainsi que la transcription.
Les auditions vont arriver à leur terme courant mai et le rapport devrait être publié en juillet 2026.
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La gendarmerie a économisé 1/2 milliard d’euros grâce au Libre et Linux en 20 ans.
Le directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) reconnaît que la gendarmerie avait migré sur Linux « en mode très militaire, un peu brutal ». Il estime a contrario que « la souveraineté se gagne aussi sur le terrain des ressources humaines », ce pourquoi « depuis 30 ans la gendarmerie cultive une filière pour avoir des professionnels de très haut niveau ».
La commission d’enquête sur les vulnérabilités du secteur du numérique en France auditionnait ce jeudi 7 mai Tomasz Blanc, chef du service des systèmes d’information de la direction générale des finances publiques (DGFIP), et le général (de la gendarmerie) Marc Boget, directeur de l’agence du numérique des forces de sécurité intérieure (ANFSI) depuis juillet 2025.
« Je dois pouvoir rester indépendant, mes seuls chefs sont ceux de la police et de la gendarmerie », souligne Marc Boget qui, pour illustrer ce pourquoi « nos données sont sur des data centers souverains », explique que « j’ai coutume de me comparer au dragon de Tolkien assis sur son tas d’or » (Smaug), « je protège mon tas d’or, et on ne peut pas rentrer chez moi » :
« Mon mantra est double : je ne donne jamais les clefs du camion à quelqu’un d’autre. Sur les technos critiques dont je ne peux me passer, je m’adjoins des compétences et ressources externes françaises pour former des équipes mixtes : à tout moment je dois être capable, soit de changer d’industriel, soit de me passer de lui. »
« Être souverain c’est faire de sorte que seul l’État français a le doigt sur l’interrupteur », résume Marc Boget, pour qui « la souveraineté numérique est une urgence absolue, ça ne se négocie pas : sans maîtrise de nos outils il n’y a plus d’indépendance, c’est la condition sine qua non de la continuité de l’État et de la protection des libertés individuelles ».
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Félicitations à l’ensemble des signataires du Pacte du logiciel libre 2026.
À l’occasion des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, l’April a proposé aux personnes candidates de signer le Pacte du Logiciel Libre afin de marquer leur engagement, si elles sont élues, à promouvoir et défendre une priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts au sein de leurs collectivités. L’April remercie et félicite l’ensemble des 45 listes signataires du Pacte, ainsi que les 19 personnes candidates ayant signé le Pacte à titre individuel.
Ainsi :
22 des 45 listes signataires ont obtenu des sièges dans des conseils municipaux ; 3 listes ont été élues à la majorité et 2 ont obtenu des sièges au sein de coalitions majoritaires formées entre les deux tours des élections ; 19 personnes ont signé le Pacte à titre individuel, 4 d’entre elles ont été élues.
Le Pacte est disponible en version PDF ainsi qu’en version ODT
L’April remercie et félicite l’ensemble des signataires pour leur engagement, ainsi que l’ensemble des bénévoles qui ont pris le temps de contacter des candidates et candidats pour les encourager à signer le Pacte. Quel qu’ait été le résultat des élections, nous les encourageons à rester en contact avec les signataires du Pacte avec qui ils et elles ont pu échanger.
L’April salue tout particulièrement les listes conduites par Amandine Demore à Échirolles, par Benoît Payan à Marseille et par Bally Bagayoko à Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine pour leurs victoires respectives aux élections.
La liste de l’ensemble des signatures recueillies est disponible sur la plateforme candidats.fr dédiée. Nous vous proposons ci-après le détail des résultats les concernant, notamment le nombre de sièges obtenu dans les conseils municipaux et communautaires le cas échéant.
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Et si les USA nous débranchaient : « Il faut repenser notre rapport à la technologie », analyse la présidente de l’April.
Pour sortir de notre dépendance au numérique états-unien, remplacer un Google par un équivalent européen est voué à l’échec. Il faut penser d’autres modèles non prédateurs, à l’image du logiciel libre, nous explique Magali Garnero, présidente de l’April (Association pour la promotion du logiciel libre) et membre de Framasoft.
Pourquoi le logiciel libre est vecteur d’indépendance, voire de souveraineté numérique ?
Magali Garnero
Présidente de l’April
Face à l’hégémonie des multinationales américaines (et chinoises) dévoreuses de nos données et privatrices de nos libertés, le logiciel libre est un levier essentiel pour reconquérir notre indépendance numérique, économique et démocratique. Mais cette indépendance ne se décrète pas du jour au lendemain, elle se construit par des choix politiques successifs, des questionnements technologiques et une éducation populaire au numérique. C’est pourquoi l’April se bat, depuis 1996, pour promouvoir et défendre le logiciel libre. Ce n’est pas qu’une question de code ou de licence : c’est un choix de société.
En garantissant la liberté d’utiliser, d’étudier, de modifier et de partager les outils numériques, on brise les monopoles des acteurs privés sur nos infrastructures. Contrairement aux logiciels privateurs, où l’utilisateur est un simple consommateur captif, le libre place les personnes au centre, en leur redonnant le contrôle sur leurs matériels et leurs données. Cette autonomie est d’abord technique : avec un logiciel libre, une communauté, une entreprise ou un État peut adapter un outil à ses besoins spécifiques, sans dépendre de la bonne volonté d’un éditeur et en améliorant les compétences locales. Mais elle est aussi politique : en refusant l’opacité des algorithmes et la surveillance de masse, le libre permet de construire un numérique transparent et interopérable, où les décisions ne sont pas prises dans l’ombre de conseils d’administration lointains.
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Thunderbird Pro : Thundermail prend les commandes avant la bêta de mai.
Le client mail iconique continue sa transformation profonde en fournisseur de services. Dans sa dernière mise à jour d’avril 2026, l’équipe de Thunderbird Pro annonce une accélération majeure : Thundermail, le service de messagerie « maison », devient la priorité absolue avec une première vague d’invitations bêta prévue pour le mois prochain.
L’objectif affiché est clair : offrir une liberté totale aux utilisateurs en brisant la dépendance aux géants du secteur grâce à une infrastructure auto-hébergée et communautaire. Au moment où Firefox retrouve des couleurs, le paquebot Thunderbird capte lui aussi une partie de l’attention. La feuille de route est dévoilée à ciel ouvert : régalez-vous !
Thundermail : l’email souverain à portée de clic
Après des mois de sondages auprès de la communauté, les résultats sont sans appel : c’est Thundermail (basé sur Jmap) qui cristallise toutes les attentes. Pour répondre à cette demande, les ressources ont été réallouées pour faire du service de messagerie le cœur de l’expérience Thunderbird Pro. On est loin du simple client mail : il s’agit ici de bâtir un écosystème complet où le contrôle des données reste entre les mains de l’utilisateur.
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